En réalité, il est difficile d’accepter ce qu’il s’est passé lors de cette manifestation homosexuelle. C’est en effet vraiment choquant que si peu de temps après la seconde guerre mondiale, des drapeaux nazis puissent être brandis et que la réaction locale soit d’être davantage choquée par le « besoin » qu’ont les homo sexuels de se montrer plutôt que par les drapeaux nazis et slogans racistes (pas seulement anti gay, mais aussi antisémite). Autre chose, même les locaux sont fier de « n’avoir aucune mosquée » alors qu’il y en a une a Vilnius. Ils sont aussi anti-juif comme j’ai pu le constater grâce a une personne éclairée qui m’a montré certains forums)…
Or la Lituanie est le pays d’Europe de l’est qui a fait un véritable rapt à ce sujet : non seulement ils ont largement aidés les nazis a tuer la population juive (200 000 personnes en Lituanie et plus de 40 000 a Vilnius), mais en plus ils présentent une ancienne prison dans le sous sol du siège du KGB (un magnifique immeuble de la ville) comme le musée du « génocide ». C’est un peu poussé pour un des pays ou plus de 90% des juifs ont été tués de présenter comme génocide les 20 000 lituaniens non juifs qui ont été tués par les soviétiques depuis la fin 1945 a la fin 1991. Une ligne sur une plaque mentionne cependant les 200 000 juifs tues entre 1941 et 1942. Bref un problème de mots. Pourquoi un génocide Lituanien… Ca sonne bizarre d’ailleurs.
Il y a aussi un stade a Vilnius, le Žalgirio stadionas qui a été construit dans les années 1950 sur un cimetière juif, le plus ancien de la ville. Et les tombes ont été recycléespour faire les routes et trottoirs de la ville. Le surnom de Vilnius, comme « Jérusalem du nord » lui aussi est mal compris par certains, notamment des locaux qui croient que cela vient du fait qu’à Vilnius, il y a 57 Eglises. Or ce surnom vient de la grande concentration de Juifs, dont les pensées rayonnaient sur l’Europe de l’est. Rappelons que leur présence date de la création de Vilnius par Gediminas au 14eme siècle et qu’ils représentaient déjà à ce moment 50 % de la population locale avant de presque disparaitre sous les racines des arbres de la foret de Panerai a moins de 10km au sud de Vilnius… Je m’arrête la, avec pour conclusion qu’il faut vraiment faire attention à l’Histoire et la connaitre.
Hier se tenait à Vilnius, pour la première fois une gay pride… Si la Lituanie, pays très catholique l’a autorisé, au dernier moment, la police a prétendu ne pas être capable d’en assurer la sécurité, et à voulu l’annuler. Finalement la parade a bien eu lieu sans incidents majeurs.
Le tracé n’était pas très beau. Si à Paris, elle passe régulièrement boulevard St Germain, ici, c’est dans l’équivalent de la Défence (toute proportion gardée) qu’elle est passée. Pas beaucoup de monde qui défilaient. En face du fleuve, on aperçoit de l’autre coté du pont des vieilles femmes portant des grandes croix qui font des gestes étranges, comme si les gens qui défilaient étaient inspirés par le diable… Un peu plus loin, des néo nazis crient des phrases que je me suis pas fait encore traduite- j’en ai sans doute pas très envie- et brandissent des drapaux nazis. Des vrais, les mêmes que ceux de l’Allemagne des années 30-40 à ceci près que la croix noire est entourée de Blanc avant que le drapeau soit rouge.
cliquez sur le lien pour vois une image…
http://vilnius.unblog.fr/files/2010/05/capturedcran20100509130344.png
Cet évènement n’a en fait rien de surprenant ici, car comme nous en avions parlé avant, la Lituanie, petit pays, petit peuple a beaucoup d’individus qui le sente en danger et pensent que ce nationalisme exacerbé et presque diabolique va les protéger… D’ailleurs, le hasard du calendrier a fait que la parade a eu lieu le 8 mai. Vilnius a du être l’une des seules villes où des drapeaux nazis ont été brandis en Europe, jour ou on célèbre partout sa chute…
Revenons à la Lituanie ; sans l’Europe qu’est ce que c’est ? Sans les millions d’euros donnés, Vilnius serait elle une aussi jolie ville, toute rénovée ? Y aurait t-il des appartements à 3000€ le m2 dans certains quartiers ?
En ce moment, la générosité européenne a tendance à la perdre mais espérons que c’est passager…
Juste après les grandes perturbations du nuage de cendres venu d’Islande, il fut possible pour moi de rejoindre Copenhague en avion. Air Baltic, la compagnie Lettonne qui a aussi une base à Vilnius opère des vols vraiment peu chers. En revanche, Copenhague, en venant de Vilnius est un vrai choc : tout est cher, à un point vraiment impressionnant : les transports, la nourriture, les restaurants, absolument tout est hors de prix. Je dirai que c’est 30% plus cher qu’à Paris. De quoi se plaint-on ?
La ville quand à elle est vraiment charmante : des canaux, des jolies maisons colorées, des beaux immeubles. Tout est mignon. Une petite sirène absente car elle est au pavillon Danois de l’exposition universelle de Shanghai. Mais une ville qui n’aurait presque rien à envier à Amsterdam.
Un jardin face à la gare : Tivoli. Un parc d’attraction en fait. Et à l’intérieur, vraiment charmant. Des arbres dont les feuilles plongent dans l’eau de petits lacs adorables. Un endroit ou être en famille.
La suède n’est pas loin : il suffit de prendre un train sur un pont gigantesque qui rejoint Copenhague à Malmö. La ville est aussi charmante, mais j’ai préférré Copenhague. Enfin, il y a deux villes, deux ports plus au nord : Helsingor et Helsinborg (Suède), qui sont les deux points les plus proches entre le Danemark et la Suède. Ces deux villes appartenaient à la Suède qui taxait de manière prohibitive les bateaux qui s’y arrêtaient. Aujourd’hui, ce sont des petits ports. Le Danois est connu pour son château, qui est le théâtre de l’histoire d’Hamlet. Grande émotion d’être sur ce lieu. Dans cette ville, un vrai train sort de la gare et roule le long du trottoir vers le château. Je n’avais jamais vu ça de ma vie. Enfin, de cette même gare, il a été possible de rejoindre la Suède, à nouveau, en prenant un bateau. Belle exemple d’inter modalité que sont ces deux petites villes du sud de la Scandinavie.
Très beau voyage qui s’est finit par une arrivée à l’aéroport de Vilnius ou le Taxi coute 3€ alors qu’à Copenhague, le ticket de métro est plus cher…
Cela fait près d’un mois que j’ai déménagé dans le centre ville de Vilnius. J’habite en face de la mairie. Assez observateur normalement, je viens de découvrir une plaque cachée derrière un pilier qui soutient l’immeuble dans lequel j’habite :
Sur cette plaque en Lithuanien traduite en russe, je reconnais le nom de Fiodoras Dostojevskis, ou encore Достоевский que je sais lire maintenant que je fais du russe.
Habiter ?! Pas vraiment. l’immeuble duquel je vous parle était autrefois un hôtel dans lequel il a séjourné. Les seules preuves sont le journal de sa femme qui expliquait comment il se barricadait dans sa chambre de peur qu’on lui vole ses textes.
Les paranoïaques sont parfois de grands génies !
Bref cette petite anecdote pour reprendre un peu ce blog que j’ai momentanément laissé de coté.
Petite histoire de la rue tout de même : sous l’empire Russe elle s’appelait la большой улица (grande rue) avant de s’appeler la rue Gorki, puis, depuis la chute de l’URSS la Didžioji Gatve (grande rue en Lituanien).
A proximité de cette rue se trouvent le centre culturel français, les ambassades de France, Suède, Autriche et Pologne.
Après les événements très tragiques, tous les drapeaux de ces pays étaient en berne, ainsi que celui de la Mairie de Vilnius. C’est une vrai union, l’Union Européenne.
Toutes mes condoléances au peuple polonais décidément maudit à Katyn, deux fois. Que de coïncidences lorsqu’on ajoute que c’était le jour de commémoration de la Shoah et que l’avion était pris dans un épais brouillard…
Vendredi soir dernier dans la seule synagogue de Vilnius (qui je le rappelle en comptait une centaine dans les années 1930), à la fin des prières, un homme, comme on devait en voir beaucoup dans une ville qu’on appelait la « Jérusalem du Nord », a commencé un discours. C’était en Yiddish… Il parlait très fort, s’agitait… On pouvait presque s’imaginer comment c’était il y a 100 ans, ou la ville comptait 40 000 Juifs sur 110 000 habitants. Sauf que devant l’assemblée ou le tiers ne devait pas le comprendre, il s’expliqua, en… Anglais, avec l’accent qu’on devine qu’il était content que des étrangers lui rendent visite. Il expliqua qu’autrefois, les gens discutaient en Yiddish des interprétations bibliques, qu’ils pensaient si fort qu’on leur avait offert ce nom de Jérusalem du nord. Eh oui, ces juifs de Vilnius n’ont pas inventé que le beigel (ancêtre du donut dixit un de mes profs d’ici). Qui sont-ils ?
Ces juifs dans cette synagogue sont pour la quasi-totalité des descendants de ceux qui ont pu échapper aux massacres pendant la seconde guerre mondiale en quittant la Lituanie. La Lituanie est un pays ou la « résistance » fut quasi inexistante. Tellement que les Nazis n’ont jamais eu besoin d’affréter de convois vers la Pologne. Non, les juifs de Vilnius qui devaient habiter dans le ghetto de Vilnius (une grande partie de la vieille ville entre l’université et la Mairie) ont été tués dans une forêt au nord est de la Ville.
Dans cette synagogue, il y avait visiblement un véritable désir de vie, de montrer qu’ils sont toujours là, qu’il y a toujours du Yiddish dans les murs de la ville… Il l’a dit d’ailleurs « nous sommes vivants ».
On pouvait presque se poser la question : Vilnius, Jérusalem du nord ?
Dans la rue, ce même week-end, en plus de célébrer mon anniversaire ;) , on célébrait St Casimir, le « protecteur de Vilnius ». Une vraie foire, dans toutes les rues passantes de la ville, qui suscitait encore plus d’engouement que la fête d’indépendance. Musique, chants traditionnels, les gens achetaient les oiseaux de pailles et bouquets de fleurs.
Si Vilnius est une Jérusalem, elle est bien chrétienne. Mais dans d’autres parties de la ville, on sent les effluves d’autres présences…
De quoi parlons-nous ? En Lituanie, il n’y a pas que Vilnius…
J’ai été le week-end dernier avec 13 autres Erasmus d’origines variées (Italie, Allemagne, Portugal,Bulgarie, Hongrie, Turquie, Corée du Sud) dans plusieurs lieux incontournables de la Lituanie.
D’abord, Kaunas, seconde ville du pays. Contrairement à Vilnius, ce n’est pas une ville pluriculturelle : 97% de lituaniens. Le centre ville est vraiment petit, et les jolis bâtiments sont beaucoup moins nombreux qu’à Vilnius. Ce fut aussi une capitale de la Lituanie, et certains nationalistes souhaitent qu’elle le redevienne. Pas grand-chose à voir. Le même fleuve qui passe par Vilnius, à moitié gelé, une ou deux belles églises. Un ancien château totalement en rénovation… Un bar particulier (crazy house) oudes choses surprenantes se produisent. Les murs se mettent à bouger, le plafond feint de tomber sur nos têtes… Ils ont de l’imagination…
Klaipeda est le dernier port « hors gel » de la Baltique. Ca signifie que plus au nord, les ports doivent fermer une partie de l’année à cause du gel. Nous avons mis nos trois voitures sur un bateau qui a traversé un petit bout de mer encore à moitié gelé pour arriver sur la presqu’ile de Nida. Le bateau est le seul moyen d’accès depuis la Lituanie à cette presqu’ile car l’accès terrestre se fait par l’enclave russe de Kaliningrad (ville de Kant).
Nida, éblouissant. Une belle forêt de pins plantée dans la neige entourée par la mer de part et d’autre. Une dune immense surplombe tout cela (seconde plus grande d’Europe après celle du Pila) sur laquelle on peut voir d’un coté la mer encore gelée (celle qui sépare la presqu’ile du continent) et de l’autre la mer Baltique avec des morceaux de glaces qui flottent encore.
Palanga, la station balnéaire chic. Très mignon, mais ce n’était pas encore la saison. On peut imaginerque l’été, ça doit être particulièrement agréable même si l’eau est un peu froide.
Deux petites expériences typiquement locales ont retenu mon attention : tout d’abord la négociation de la chambre d’hôtel : nous avions tout à notre avantage pour ne pas payer cher (pas la saison, personne dans l’hôtel, paiement « simplifié »). Nous avons pu avoir une belle ristourne et séjourner dans un vrai trois étoiles pour 14€ la nuit. En revanche, lorsque nous avons été arrêtés par la police pour excès de vitesse sur une petite route de Nida complètement vide (à 90km/h au lieu de … 50), j’avais entendu qu’ici les amandes pouvaient se négocier. Mais ce n’est pas le cas pour les étrangers. Nous avons donc payé 100 Lt par voiture (30€). A titre de comparaison, une infraction de +40km/h en France aurait couté 135€ et 4 points de permis !
Celle conduite par une fille a eu le privilège de ne pas avoir à payer. Et l’égalité homme femme alors ?
La température dépasse 0°C depuis quelques temps. Gros avantage : on ne gèle pas, mais par contre, les rues enneigées et glissantes se transforment en rues inondées d’eau salée (qui avait été dispersé pour le dégel) qui transforment les chaussures noires en blanches. Les gens glissent toujours, les voitures et bus aussi. Les passants sont à présent éclaboussés. Ils attendent leur Mac Donald sous la pluie car il n’y a pas d’abrie. JC Decaux, où es-tu ?
Depuis que je suis ici, je n’ai pas écris d’Ode aux filles dites « les plus belles du monde »… C’est vrai que dans l’ensemble, les filles sont très jolies : grandes, fines, élancées, tout ce que vous voulez… Mais quelque chose est étrange dans leur… sourire : il est souvent absent. Et quand il est là, il est presque suspect. Pas de généralité cependant, certaines n’obéissent à aucunes règles, évidemment. Cela dit, ce phénomène, que je ne suis pas seul à observer ici, a une explication historique : du temps de l’union soviétique, ceux qui souriaient étaient considérés comme des idiots. Il n’est donc pas rare dans le bus, lors d’éclats de rires entre jeunes, d’entendre une vielle femme dire de faire silence avec une autorité qui fait peur. Si on ne comprend pas, elle traduit en Russe, pour être plus claire.
Ici, on a l’impression que le client est quelqu’un à qui on fait une faveur en le recevant : personne ne dira bonjour ou au revoir dans un magasin. Pire encore, il m’est arrivé de laisser un manteau au vestiaire. La femme l’a accroché avec un autre manteau. J’ai demandé de le désolidariser, et elle a fait un énorme soupire comme si elle avait fait un long travail pénible et que je lui avais demandé de tout refaire… On peut attendre plus d’une heure un plat au restaurent : ils sont déjà bien gentille de nous abriter et nous nourrir…
Dans la plupart de ces post, je suis assez critique, mais j’aime malgré ces choses parfois étranges être là. J’ai vraiment l’impression d’être dans un autre monde. De vivre des choses qu’en Europe Occidentale, je n’aurais pas vécu. Ici, je rencontre en plus des occidentaux curieux comme moi, des gens que je n’aurais pas connus ailleurs : des Biélorusses, Ukrainiens, Slovaques, Géorgiens, Turques… J’entends des discours que je n’ai pas l’habitude d’entendre dans mon VIème où je suis bien protégé.
Un Orphée en jeans, marcel blanc. Une Eurydice qui a la voix plus grave que son Orphée. Voilà le tableau, à l’opéra de Vilnius. Prix de la place pour un étudiant : 6 Lt soit moins de 2 euros. Et franchement, je ne sais pas si j’en ai eu pour mon argent tant la version fut spéciale : Soit disant contemporaine ou moderne, la version de cette opéra de Gluck (XVIIIème) a oublié le dernier acte, celui ou Orphée va rechercher sa douce aux enfers, où il négocie sa libération et n’arrive pas à respecter ses obligations en se tournant, la perdant ainsi pour toujours. Très frustrant car le plus passionnant n’était pas représenté !
J’irais quand même voir d’autres représentations, je serais peut-être plus chanceux la prochaine fois. Le pire fut la véritable standing ovation à la fin de la pièce. Après coup, je me suis dit qu’ils leur manquaient un point de comparaison : Vilnius a le plus grand opéra de Lituanie, mais ces gens sont-ils allés à Viennes, Paris où Milan ? En tout cas, ceux qui fréquentent cet opéra sont caricaturaux et vraiment vieux dans l’ensemble. Ils ont l’air d’avoir du vécu, mais comment était-ce autrefois du temps des russes ? Cet opéra est justement d’origine soviétique, mais contrairement aux immeubles d’habitation, c’est un beau bâtiment, surtout à l’intérieur, avec des lustres monumentaux, des baies vitrées donnant sur la rivière Neris et le nouveau quartier de Vilnius sur l’autre rive de la vieille ville appelé « Europa » car financé par l’UE. Il y a surtout de grandes tours de bureau ; c’est très occidental et moderne. On y perd le charme de la vieille ville.
La programmation est variée et je pense que toutes les représentations ne sont pas comme celle que j’ai pu voir.
J’ai appris que durant l’été, il est possible d’assister à des représentations autour du lac de Trakaï et de son château orange. Avis aux amateurs !
Un titre compréhensible pour changer… Notez que le e n’a qu’un seul point.
Le 16 février est un jour particulier en Lituanie. En 1918, à cette même date, dans une maison de Vilnius que j’ai visité a été déclaré la restauration d’un Etat lituanien indépendant de l’empire russe avec pour capitale Vilnius. Cet évènement fut présidé par un certain Jonas Basanavičius, qui est à l’origine du premier journal écrit en Lituanien. J’ai trouvé dans cette histoire d’étranges similitudes avec un petit Etat du Moyen-Orient que vous reconnaitrez.
maison de la déclaration d’indépendance
C’était donc la première fête d’indépendance de la Lituanie. Il y en a une deuxième qui correspond à son indépendance de l’ex URSS. Elle tombe en même temps que la semaine de mardi gras, ou il y a un vrai carnaval. Les officiels lituaniens voudraient qu’il prenne l’ampleur du carnaval de Venise, mais c’est objectivement impensable. Cela dit, les rues de Vilnius qui d’habitude sont complètement vide, surtout à cause du froid et de la neige qui dissuade les gens de sortir, étaient pour une fois très animées. Des feux ont été allumés sur les Champs-Elysées locaux, « Gedimino Prospectas », du nom du fondateur de Vilnius et grand duc de Lituanie pendant son apogée au XIIIème siècle. Des champs traditionnels… pas si joyeux, mais amusant à entendre.
Bref, c’était une vraie piqure de folklore locale et d’identité lituanienne…
Hier, samedi précédent la St Valentin, j’ai visité le château de Trakaï. Cette ville (un village en réalité) fut autrefois la capitale de la Lituanie. Son Château, construits au moyen-âge a plusieurs fois été détruit et reconstruit, transformé en monastère…, pour devenir aujourd’hui un petit musée ou il n’y a rien de particulier à voir. C’est dans ces moments là qu’on se rend compte à quel point Paris est une ville incroyable. Donc, ce château, dont la couleur orange fluo est pour le moins atypique se trouve au milieu d’un lac, là encore complètement gelé et enneigé sur lequel les pécheurs viennent et font de gros trous dans la glace. C’est ici un endroit très populaire pour les mariages. J’ai d’ailleurs vu une mariée dont la robe se confondait parfaitement avec le ciel et le lac. Elle passait presque inaperçu. « Blanc sur blanc » !
Il est amusant de savoir que les gens se baignent l’été dans ce lac. La différence de température doit être impressionnante. Mais l’hiver, quand les gens disent qu’il fait 15°, il faut comprendre -15°. Pour dire qu’il fait 15°, ils disent « plus 15° ».
Tout le monde me parlait de ce château comme d’un site exceptionnel, mais c’est proportionnel à la taille de la Lituanie. Un voyage était organisé par l’association qui s’occupe des étudiants étrangers. C’est ce qui m’a décidé d’y aller. Il y avait un rendez vous à 10h30 à la gare. Mais le train partait à 12h20 !
Devant une telle organisation, et en tant que futur manager dans le monde des transports –n’est ce pas ?!- j’ai pris l’initiative de trouver les bus qui y allaient et j’ai convaincu cinq autres personnes de venir avec moi. J’ai donc des progès à faire, je n’ai pas convaincu tout le monde…
PS. Je souhaite un bon anniv à mon petit neveu, Bloun qui fête sa première année aujourd’hui